Mathias Souverbie

SCULPTEUR

A la fois rigides et mobiles, sombres et lumineuses, unes et morcelées, les œuvres de Souverbie glissent dans un entre-deux indéfinissable, jamais parfaitement défini.
De son expérience de mouleur, Souverbie laisse parler sa fascination pour la forme, pour ce qui tient, se tient, s’élève, au prix d’un façonnement exigeant, attentif à chaque mesure, à chaque rapport. Et quand l’équilibre s’obtient, c’est au prix d’un déséquilibre toujours possible.
L’équilibre, ici, est dynamique. Il tient dans la rencontre des forces contraires. Surprenant, comme cette pesanteur qui propulse haut ces œuvres.
« J’organise les accidents », précise Souverbie. Partant du sol, strate après strate, l’œuvre s’élève, et les mains de l’artiste ne peuvent qu’accompagner le mouvement, imposé par la matiere, matière qui impose son rythme. Et l’artiste passeur passe pour saisir ce qui se passe à ce moment-là : la rencontre du corps organisé de la matière avec l’esprit de la forme.
N’est-ce pas l’autre nom de la vie ?